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Quelques semaines plus tôt, sur RTI1, le dimanche 28 octobre 2012, Billy Billy confiait: “Il y a une partie de la Côte d’Ivoire qui croit en cette réconciliation, mais je reste un peu sur ma faim, car des stades que Billy Billy seul peut remplir, ne peuvent l’être avec tous ces artistes réunis. Je pense qu’il y a une partie de la population qui ne se sent pas impliquée. Et c’est cela mon inquiétude (…) Moi je pense que si la Côte d’Ivoire est une famille de 16 millions d’habitants, et que 10000 membres de cette famille ne sont pas là, la famille n’est pas au complet. Quand nous jouons dans des stades à moitié vide, cela nous met mal à l’aise. C’est comme si une bonne partie de la population refuse le message de la réconciliation que nous sommes venus lui soumettre… » Peut-être m’objecterez vous que ces chanteurs parlent ainsi parce qu’ils sont jeunes. Et Yéboué Lazare, membre du bureau politique du PDCI et ancien PCA de la SIR? Il n’est plus jeune, celui là. Voici sa confession dans Soir info du 29 septembre 2012: “« Moi j’ai lu le livre de Nelson Mandela « La longue marche pour la liberté ». J’ai lu les 900 pages et j’ai bien compris ce qui s’est passé là bas, en Afrique du sud. Malgré toutes les difficultés qu’il a vécues, Mandela, quand il est arrivé au pouvoir, il a dit : « les frères, c’est vrai qu’on a souffert, on nous a tués, mais les quelques uns d’entre nous qui restons encore en vie, acceptons de pardonner. Nous avons créé une commission dialogue, vérité et réconciliation, juste pour que ceux qui ont commis les exactions fassent leur acte de contrition. Et ça suffit. On n’a emprisonné personne. On n’a pourchassé personne. En tout cas, je parle de ce qui s’est passé en Afrique du Sud. En Côte d’Ivoire, ce n’est pas le cas. Si on veut vraiment la réconciliation, il y a des démarches et des sacrifices à faire ». M. Kouamé, direz vous que Meiway, Alpha Blondy et Lazare Yéboué“ ont offensé le chef de l’État” pour avoir dit ces vérités toutes simples? Allez vous les clouer au pilori et les livrer à la vindicte des dozos et FRCI(Rebelles)?

Si l’humanité parvient à survivre aux bouleversements qu’entraîne un processus de concentration si brutal, si impétueux et si mal préparé dans les consciences, alors il faudra s’habituer à l’idée que sur une planète organisée uniformément il n’y aura plus qu’une culture littéraire unique vivante, voire, en un temps relativement court , plus que quelques langues littéraires ou même bientôt plus qu’une seule. 17
Ainsi le concept de littérature mondiale «  serait à la fois réalisé et détruit. » C’est maintenant un lieu commun de la recherche que de faire d’Auerbach le premier analyste de la « globalisation ». Et de fait il posait son diagnostic dès 1937 dans une lettre qu’il envoyait d’Istanbul à son ami Walter Benjamin. Il y évoquait l’européanisation à marche forcée déclenchée par Kemal Atatûrk, le remplacement, par exemple, de l’alphabet arabe par l’alphabet latin, et il mettait en rapport ce processus très rapide, inéluctable, avec ce qui se passait en Allemagne et en Italie fascistes quant au langage. Il formule cela ainsi : « … on nous amène d’une manière douloureuse et sanglante à l’Internationale de la trivialité et à l’espéranto de la culture»18. L’outil qui permet dans une certaine mesure d’appréhender ce phénomène, et donc de lutter, est l’historicisme tel qu’Auerbach l’a hérité de Vico et qu’il définit par rapport à l’esthétique en ces termes :

En tout état de cause, la transition semble mal partie, encore une fois. Devant ce constat, ne faudrait-il pas envisager une forme de curatelle, et non de tutelle, en Centrafrique ? Cela permettrait de maintenir les institutions centrafricaines pour assurer la gestion quotidienne du pays, une représentativité internationale et une reprise en main progressive des secteurs régaliens. Mais la curatelle confierait à une organisation ad hoc, par exemple au Bureau des Nations unies (déjà présent à Bangui), épaulé par une administration dédiée, la gestion des programmes internationaux de relèvement de l’Etat, le paiement de ses agents, les programmes humanitaires, les financements des pôles de développement à mettre rapidement en place. Et, à terme, le processus électoral tel qu’il sera précisé par la Constitution de la nouvelle RCA. Il faut aussi, sans tarder, que la Cour pénale internationale ouvre le processus de création d’un Tribunal spécial sur la Centrafrique pour mettre fin à l’impunité.

Le mauvais management des troupes est au cœur du problème. Comment pouvez vous envoyer des troupes en opération en leur donnant seulement une poignée de haricots secs ! Au lieu de leur envoyer de la nourriture, vous leur donnez un sac de haricots, sans eau, sans sel, sans riz, sans casserole ni bois de feu… C’est impossible.
On ne peut pas dire que l’armée congolaise a échoué à battre le M23, car le M23 était soutenu par le Rwanda. Non. Ils ont échoué parce qu’ils ne peuvent pas se battre, dans les conditions où ils se trouvent. Ils ne tueraient même pas un rat…..

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